Héloïse

19 Août

Il la suppliait. Son corps ondoyait sous la couverture et Héloïse sentait le membre raidi de ce type dont elle avait oublié le nom qui se frottait contre elle. D’une voix qui se voulait chaude et engageante il l’avait exagérément complimentée. Il adorait son corps. Elle avait les seins les plus fermes et parfaits – jusque dans leurs imperfections – qu’il avait jamais vus. Trop beau ce petit grain de beauté au creux de son side boob ! Et puis ce cul, ce cul qu’il voulait manger comme une mandarine. La bouffer, la tripoter, la bouffer putain ! La baiser, l’enculer, lui faire boire son sperme et lécher ses doigts, se repaître de sa sueur dorsale en la burinant comme un berger allemand. La tripoter, la baiser, l’enculer, la boire, la bouffer.

Tout ce porno verbal peinait à faire mouiller Héloïse qui avait d’autres choses en tête. Il la serrait contre elle dans une position de spooning coercitive, il fallait qu’elle sente comme son corps le gonflait de désir. L’incontournable bite du type était parquée entre ses fesses et son haleine chaude et humide, sa respiration haletante dans l’oreille d’Héloïse, ses huh huh huh qui rythmaient les frottis serpentins de son pelvis possédé par la frustration masculine l’exaspéraient. Il n’allait jamais la laisser dormir. Elle était défoncée et pensait au sandwich club qu’elle se ferait le lendemain au réveil. Le mélange de mayonnaise et de bacon, le croquant de la salade iceberg et des tomates juteuses, la superposition de tranches de filet de poulet et de dinde, les trois étages de pain de mie et la généreuse tranche de cheddar s’offraient à son imagination affolée. Elle se les figurait clairement, chaque attribut culinaire tombant au ralenti sur le précédent, le tout mis en valeur par l’éclairage professionnel d’un photographe publicitaire. Lorsqu’elle fermait les yeux elle pouvait sentir le craquement de la couche dorée du pain de mie lorsque ses dents y creuseraient un rift en forme de demi lune. La première bouchée avide, sa mâchoire jeune et puissante qui broierait les aliments et les mélangeraient dans le pétrin de sa bouche en une pâte hétérogène pour en extraire toutes les saveurs.

Maintenant il voulait qu’elle lui lèche les couilles pendant qu’il se masturberait. Ca avait dû être un compromis raisonnable dans la tête du mec, pourtant pour Héloïse c’était hors de question. L’idée même la dérangeait. Les bourses du type souffraient la comparaison avec le sandwich triple étages, feuilleté des produits les plus nobles de la gastronomie US. Elle finit, par quelque accès de mansuétude, à lui caresser l’épaule du bout des doigts. Han ! Le type s’était contorsionné d’excitation. Il lui avait susurré un truc à l’oreille mais elle n’avait pas compris. Il avait répété plus distinctement et elle avait éclaté de rire. Il voulait qu’elle « l’encourage ». « Je sais pas moi, dit-il, tu pourrais me dire des trucs, j’adore ta voix, elle m’excite à fond ta voix de salope ».

« Holà ! Molo, s’était dit Héloïse, salope toi-même hé ! », puis, après un haussement d’épaules mental, elle s’était mise à pousser des « alleeeeez » prolongés comme le fait le public de tennis de haut niveau. Ses encouragements étaient ensuite devenus plus enthousiastes, comme les supporters de foot « allez, allez, allez ». Le type riait jaune mais ne se décourageait pas. Il gardait sa voix trainante quoique légèrement humiliée pour la supplier de « alors, juste lui parler sensuellement pendant qu’il se branlerait, stp ».

Héloïse avait alors pris sa « voix de salope » et susurré à l’oreille du mec, ponctuant les syllabes de coups de langue mouillée sur le lobe de son oreille.

« Pour faire une bonne sauce béchamel, il faut faire attention à ne pas faire des grumeaux. Les grumeaux sont le cancer de la béchamel … »

Le mec avait finit par se mettre en colère. Mais toujours de cette même voix trainante et suppliante, et toujours en s’astiquant. Il avait encore un peu bitché, puis, dans un relent de fierté, avait annoncé qu’il se passerait de ses services. Dans la pénombre elle pouvait jurer qu’il fronçait les sourcils et râlait de tous ses muscles faciaux pendant qu’il se frottait la bite. Là, elle avait été prise de pitié mais la situation restait trop marrante. Elle serrait la mâchoire de toute ses forces pour ne pas laisser échapper son éclat de rire tandis qu’elle lui gratouillait le scrotum. La moindre perte de self control et s’était reparti pour un tour. Râler, supplier, râler, se branler. Elle tendait l’oreille pour guetter l’orgasme qui venait. Tout à coup elle l’avait saisi à la gorge et s’était mise à serrer de toute ses forces. Le type avait fait une tête de chien qui pousse sa crotte et avait envoyé des gros jets de jizz au hasard comme un tuyau d’arrosage sous pression. Après s’être essuyé sur le coin de la couette – « des draps tout propre putain, s’était dit Héloïse » – il avait poussé un grognement satisfait et retrouvé une consistance de mâle dominant. Il fumait maintenant, un bras replié derrière la nuque en se donnant des airs de rebelle et en commentant comme un expert l’âme de petite vicieuse d’Héloïse.

Ce type avait fait son temps. Le sexe avait été bon mais il y avait toujours l’après qui gâchait tout. Comme la gueule de bois qui venait avec la cuite, la défonce avec la descente, le cul était lié au branleur needy qui s’accroche à vos cuisses comme un mollusque parasite.

Là Héloïse aurait les trois, dans quelques heures elle se réveillerait avec la gueule de bois, la descente et ce trou de balle qui squatterait encore son lit et son corps vide de tout désir. Quelle situation embarrassante. Elle fantasmait le lit comme le seul abris sur une mer de lave, il lui suffirait de le pousser et d’entendre le plouf volcanique du branleur qui s’anéantirait dans la roche en fusion pour être seule et sereine. Seule avec son club sandwich et ses séries télés. Seule avec ses pets qu’elle tardait de lâcher avec décomplexion. Et elle s’endormit en rêvant à ce type transformé en batonnet crackers à tremper dans la lave, accompagnement idéal au sandwich club post coïtal.

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Happy Mornings

21 Avr

On alternait souvent les rôles mais cette fois c’est moi qui la dominait.
Elle était couchée en culotte sur le lit nu, ses jambes et sa bouche ouvertes, yeux fermés. La règle, c’était de toujours garder les yeux fermés. Je ne la touchais pas, lui laissant le temps de s’habituer à être seule. Seule avec ses doigts entre ses jambes. Complètement seule avec son corps; intime avec elle-même. Mais je la regardais avec perversion. Touchant ma queue tandis qu’elle se caressait.
Elle pouvait entendre ma respiration lourde. Elle pouvait même la sentir sur sa peau nue. L’haleine de vice de l’homme qui allait la toucher bientôt et finalement prendre possession de son corps tout entier.
Elle ne savait ni par où ni quand j’allais commencer. Avec ses yeux fermés elle se sentait vulnérable. J’ai attendu encore un peu. Attentif à ses petits gémissements, à la façon dont ses tétons se durcissaient, à tous les petits mouvements qu’elle faisait. Ses orteils bougeaient comme des petites pattes de chat endormi. Je savais qu’elle n’en avait pas conscience et c’était sexy. Je regardais ses doigts et j’adorais la façon dont ils brillaient dans la lumière de l’aurore avec cette humidité de chatte assoiffée. J’adorais le goût qu’elle avait et elle aussi. Je la regardais ramener ses doigts à sa bouche et les sucer, les faisant tourner sur sa langue. Les comissures de ses lèvres étaient mouillées elles aussi.
Ses lèvres avaient l’air plus molles que d’habitude quand on baisait. Leur couleur était plus intense, elles avaient l’air plus pleines et plus douces et elles brillaient avec une sorte d’obscénité; sa bouche était un organe sexuel.
J’avais voulu initier le contact avec la courbe des côtes. J’approchais ma bouche tandis qu’elle se touchait toujours, gémissant et ondulant paresseusement. Je lui laissais sentir mon souffle sur sa peau et observais sa chair de poule. Ensuite je l’embrassais fort, mordant sa chair dans le mouvement de cloture de mes lèvres sur elle. Et elle gémissait fort, surprirse par l’intensité du contact attendu si longtemps. Quelque chose comme un chatouillement érogène d’une concentration violente.
J’ai attendu encore un peu, puis j’ai léché un téton. Tout son corps s’est contorsionné. Le bruit qu’elle a fait m’a donné envie de la baiser et de faire sortir plus de bruit d’elle. D’être brutal avec elle, de la faire chanter pour moi. Je lui ai dit de lécher ses doigts encore une fois. Quand elle les avait dans sa bouche je l’ai embrassée. J’ai léché ses doigts mouillés avec elle, et pour ça j’avais fermé mes yeux aussi, religieusement. Je voulais une concentration totale sur la différence de texture et de goût. Ses lèvres douces, ses doigts lisses et gluants, sa langue, dure et vicieusement mobile. Le goût de sa chatte était comme un shoot d’héroine libidinale.

Je l’ai laissée seule encore. Son corps était affamé de sexe. J’ai posé ma queue sur ses lèvres et elle en a pris soin comme si c’était la chose la plus précieuse au monde. Donnant refuge à mon gland dans sa bouche chaude, lui faisant des massages avec sa langue. J’ai regardé la dentelle de sperme entre ses lèvres et ma bite et l’expression de béatitude sur son visage. J’ai pris son cou dans ma main en la regardant me sucer, j’adorais les bruits qu’elle faisait sans honte. Je lui donnais des petites fessées sur la chatte en baisant sa bouche, son cou toujours prisonnier de mon empoigne serrée. J’ai sorti ma cock de sa bouche et je l’ai remplacé par mes doigts. Remplacé le goût du sperme par celui de la mouille. J’ai léché son oreille et je lui ai murmuré quelque chose comme “je vais te baiser maintenant mon amour. Garde les yeux fermés”.

Elle a obéi. Elle a continué à se toucher et je l’ai laissé faire pendant de longues secondes. Je lui embrassais les orteils et les pieds en remontant vers ses cuisses. Je les ai fermées pour enlever sa culotte. Je la faisais rouler le long de ses jambes tout en la léchant. Quand elle les a réouvertes j’ai embrassé l’intérieur de ses cuisses et le pli de son cul. J’ai fait un festin de son vagin tandis que ses doigts bougeaient entre son clitoris et ma bouche. Ensuite je me suis mis à me branler devant elle. Les mouvements de ma queue teasaient sa chatte trempée, j’étais de plus en plus proche de la pénétrer. Quand je l’ai fait elle a ouvert ses yeux et ils ont rencontré les miens.

Tu avais l’expression de quelqu’un qui se réveille d’un rêve, entre deux mondes. J’ai mis tout mon poids sur toi, te noyant avec les vagues de mon corps. Je t’ai embrassé et mordu, te tenant fermement sous moi. J’ai senti quelque chose sur mes couilles et j’ai deviné que tu mettais ton doigts dans ton cul. J’adorais que tu fasse des trucs comme ça. Tu étais ma petite salope et je t’aimais et je voulais te baiser tout le temps. J’ai senti ta culotte avec ma main. J’ai trouvé l’endroit le plus mouillé et je te l’ai fait lécher, lécher en me regardant.

Tu étais toute à moi. J’utilisais ta culotte comme baillon et je regardais tes yeux béats pendant que tu te faisais baiser avec ta propre chatte dans la bouche.
J’ai pris la culotte et je l’ai mise autour de ton cou, je la tenais ferme avec mes deux mains tandis que maintenant je te baisais de toute ma force et de tout mon poids. Tes ongles creusaint la chair de mes épaules et à cet instant le sexe ressemblait à une bataille.

“Viens au dessus de moi”
J’ai décidé de la courbe de ton corps parce que la courbe de ton corps m’excitait. Un bras derrière ton dos et la main de l’autre bras sur ta poitrine. (Quand tu fais un arc avec ton dos comme ça, tes seins pointent encore plus vers le ciel et j’adore ça). Ma main derrière ton dos est descendue sur tes fesses puis l’autre main s’est jointe à elle et elles ont agrippé ton cul. J’ouvrais et refermais tes fesses pendant que tu reposais ton corps sur mon torse, respirant fort dans mes oreilles et les léchant.
On y est allé piano pendant un temps. J’ai claqué tes fesses et tu as gémit fort. Ensuite mes mains ont rampé sur ton dos avec des fortes pressions et tu as senti mes doigts dans tes cheveux. Bientôt je les tirais vers l’arrière pour te ramener à ta position précédente. “Chevauche moi!” J’ai senti les muscles de ton bassin se tendre en venant. J’ai regardé ton visage au dessus de ton cou (qui était toujours dans ma main) et j’ai vu que tu allais jouir. Les frictions de ta chatte étroite sur ma queue étaient parfaites à présent. J’ai senti que j’allais exploser en toi d’une seconde à l’autre. J’ai pincé ton téton et tu m’as rendu un son aigu en réponse. Tu roulais ton cul plus vite, avec des petits mouvements et on le sentait tous les deux venir. J’ai pincé ton téton plus fort et tu es venue. Je t’ai rempli de vie chaude et tu as crié en silence. Ton visage était distordu et ça semblait la plus douce des douleurs. Tu es retombée sur moi et on est resté comme ça, suant et se tenant fort dans les bras, pendant quelques secondes. Ensuite on s’est couché l’un à côté de l’autre, en silence, nos mains ensemble. C’était l’heure du petit déjeuner.

Amours mutantes (mis en musique par HYGIENE)

21 Avr

Koko Karen avait trouvé son plan de ce soir dans la section petites annonces d’un fanzine qui trainait dans les toilettes de La Zone, le fanzine s’appelait Infection Anale et la section des petites annonces était intitulée Pose ta Pêche.
« Amour mutantes : Nous sommes deux aliens aux pouvoirs sexuels inédits.

cherchons n’importe qui pour nous tronçonner sexuellement. »
L’annonce l’avait intriguée. Elle avait gardé la page et utilisé le reste du fanzine pour essuyer son cul qui venait de décharger les restes digérés de nourriture grecque bon marché et de bière en cannette. Les aliens ou les mutantes, ces gens aux pouvoirs sexuels inédits – l’annonce ne disait pas leur sexe – avaient occupé son esprit en manque de sensations fortes et d’expériences sexuelles inédites, pendant tout le temps de sa marche sur le Boulevard qui le mènerait à la petite ruelle où elle squattait un squelette d’immeuble avec d’autres punks.

Depuis sa cooptation, Koko Karen avait déjà eu l’occasion de se familiariser avec toutes les pratiques sexuelles de son milieu punk dont l’ouverture d’esprit permettait bien des choses.
En Janvier, une fille à la crête multicolore avait arraché, par touffes, et avec ses dents, les poils pubiens d’un copain énorme dont elle avait compressé les couilles dans sa main gantée de cuir, et ce, jusqu’à éjaculation. Les deux copines avaient ensuite fait laper le sperme au colosse en lui donnant des fessées.

Une autre fois, elle avait couché avec une fille qui lui avait permis de faire bruler ses cheveux au moment fatidique du climax, ayant convenu auparavant, qu’une complice lui verserait de l’urine fraiche pour l’éteindre au même instant.
L’imagination des punks en matière d’expérimentation sexuelle avait réussi à tromper son ennui libidinal pendant une période assez longue mais elle sentait que sa lassitude n’allait pas tarder à avoir raison d’elle.

Elle avait relu l’annonce. Il y avait une adresse.
« 23 Rue des Saints Pères. »
C’était rive gauche. Un quartier chic. Ces mutants devaient être riches.

Elle s’était préparé avec attention. Bottée de Doc Martens roses dont les extrémités étaient recouvertes de tissu zebré, les jambes, les fesses, et la fente génitale moulés dans un pantalon patchwork composé de filet de pêche industriel, de velours de prix et de jeans ayant appartenu à une gloire de la scène punk incontinente, elle rehaussa son look d’une brassiere en cuir trouée aux

tétons.

Elle n’arrivait pas à digérer le deuxième grec de la journée mais ne pouvait, de toute façon, rien manger d’autre. Elle avait fini par s’habituer à souffrir la nourriture. No pain no gain était sa devise. A cet instant, elle sentait le poids de cette nourriture grasse dans son estomac et s’était décidée à s’en décharger avant son mystérieux rendez-vous.

Habituée à ce petit rituel elle s’était agenouillé cérémonieusement devant les toilettes du squat, la chiotte fermement calée entre ses genoux. Pour s’encourager, elle s’était mise à étudier les sédiments fécaux qui flottaient à la surface et tapissaient les parois de la cuvette en plastoc. Le cerveau avait envoyé ses influx de dégoût à ses tripes qui avaient fait remonter en un dégueulis fluide la pitta aux frites aromatisée à la mayonaise à l’ail, le tout était venu se mêler aux confettis de merde du cabinet. Koko Karen avait alors pris une grosse gorgée de bière, s’était lessivée la bouche et avait recraché le tout dans la casserole à merde.

Elle s’était regardée dans le miroir. Ca donnait bien. Ses poils dépassaient comme un gros oursin du filet de pêche grossièrement cousu à son entrejambe et ses tétons percés, reliés entre eux par un assemblage de gourmettes de communions volées, pointaient, volontaires, vers le ciel. Il ne manquait plus que le maquillage, qu’elle tartinerait avec agressivité sur son visage trop enfantin. Comme dernière touche, elle avait attaché à ses oreilles deux imitation de tampons usagés en porcelaine qu’avait confectionné une amie bijoutière.

Ainsi parée, elle était montée dans le métro en direction de Saint Germain des Prés. KK n’aimait pas le métro. Un jour un enculé avait voulu la violer. Malgré sa rage, elle n’était pas très forte et savait qu’elle ne ferait pas le poids. Elle avait donc choisi de se laisser faire. Il avait mis ses gros doigts partout sur elle, pendant qu’elle avait pleuré de rage. Il avait pris sa tête et l’avait menée à sa queue pour qu’elle le suce, et, heureusement, n’avait pas fait éclater ses dents avant par précaution. KK avait, alors saisi sa chance. D’un coup sec elle lui avait essayé de lui arracher une couille mais le scrotum s’était avéré trop résistant. Elle n’avait réussi qu’à le déchirer à moitié et le cri que l’enculé avait lâché avait fait penser à un brame de cerf sous disto.

Depuis, et comme ce soir là, elle gardait toujours sur elle un fusil à eau rempli d’acide. Si un mec essayait encore, il ne lui resterait plus de couilles ; elle les regarderait fondre, crépiter et s’enfumer en écoutant l’eunuque bramer. Son regard avertissait tous les hommes qui étaient tenté de la regarder dans le wagon.

Elle était finalement arrivée et n’avait eu aucun mal à trouver l’adresse des mutants. Elle avait enclenché le bouton de la sonnette sans nom, comme indiqué sur l’annonce et la porte s’était déverrouillée sans qu’une voix ne se fasse entendre dans l’interphone. Décidément, ces mutants étaient bien mystérieux !

« Putain de sa race » s’était dit Koko Karen en posant ses combat boots cloutées sur le confortable tapis d’escalier, « ils doivent pas crever de faims ces enculés ». En effet, la cage d’escalier, ornée de tapisseries renaissance et agréablement éclairée par un lustre en or blanc, chiait le luxe.
Koko était arrivée au deuxième étage et avait sonné.

La femme qui lui avait ouvert était superbe. Beau cul, beaux seins, belle bouche, bonne taille, des cheveux comme dans les pubs et un je ne sais quoi de magique dans le regard. Sur le front, elle avait un tatouage en grosses lettres d’un noir profond qui disait PUTE. Koko était séduite. La femme lui avait fait la bise avec une douceur maternelle et l’avait fait la suivre. L’appartement était très grand mais complètement vide, casco, comme s’il attendait un nouveau propriétaire. Des lampes à allogène sur trépieds étaient disposées, en général une par pièce, deux si la pièce était très grande.

La pièce où la femme avait emmené Koko avait trois lampes et il faisait très chaud. Un homme nu l’attendait, allongé sur un matelas comme dans une peinture dix-neuvième, il croquait un collier de bonbons. « Salut » il dit.
« Salut » elle répondit.

Koko s’était retournée pour regarder la femme et à sa surprise, c’était l’homme au collier de bonbon qui se trouvait derrière elle, elle s’était à nouveau retournée et la femme était couchée comme l’homme auparavant, dans une pose dix-neuvième, sur le matelas.

« Nous sommes des mutants, nous pouvons faire plein de trucs bizarres comme ça, tu verras. » Koko Karen était abasourdie. « C’étaient vraiment des mutants putain » avait elle pensé. « Des vrais mutants avec des pouvoirs de transmutation spatiale, putain de putain ».
Les mutants avaient remarqué sa surprise et s’en amusaient. « Tu vas voir » lui dit l’un d’eux, lequel, cela n’avait pas d’importance finalement, « ça fait bizarre au début, mais sexuellement c’est beaucoup plus intéressant qu’avec les non mutants, regarde ça par exemple ».
La bite de l’homme s’était mise à gonfler, à s’allonger sans finir, comme ces ballons avec lesquels les clowns font des chiens, des vélos ou des fusils.

La bite avait fini par atteindre la taille record d’à peu près un mètre de long. Elle saillait comme un mat en diagonale, solidement attaché au corps du mutant. La mutante au tatouage de PUTE s’était placée devant Koko et s’était inclinée pour l’embrasser. Elle embrassait avec beaucoup de douceur et sa langue chatouillait les commissures piercées de Koko Karen. Soudain, la langue rentra dans la bouche de la femme, les lèvres s’écartèrent, et le pénis de l’homme entra dans la bouche de Koko. Impossible ! Koko ne s’y connaissait pas vraiment en anatomie, mais elle savait que seuls des mutants pouvaient faire passer un pénis du vagin à la bouche par l’intérieur. L’homme mutant transperçait la femme mutante, littéralement comme les moutons des méchouis que faisaient parfois les voisins arabes sur le toit de l’immeuble du squat.

La femme mutante gémissait pendant que toute la partie supérieure de son corps se faisait baiser par l’homme mutant. La bouche pleine elle avait demandé à l’homme d’y aller un peu plus profond pour pouvoir expliquer ce qui se passait à Koko Karen, qui aurait pu attendre, tant elle aimais faire une fellation à un pénis qui sortait d’une si belle bouche.

« Vois tu Koko Karen, commença la femme mutante en gémissant de plaisir, nous les mutants sommes les êtres les plus libres qui soient. Nous décidons de tout ce qui concerne notre corps ; comment on en dispose mais aussi comment il se dispose. Si je veux être femme je serai femme et si je veux être homme je serai homme. Toi, par exemple, – continuait elle d’un rythme saccadé – en tant que femme, tu sais comme c’est agréable de se faire baiser profondément et comme c’est excitant d’avoir un pénis dans la bouche. Hé bien nous, les mutants, nous pouvons modifier nos corps pour nous faire baiser de part en part tout en suçant le pénis de notre partenaire ; Les parois vaginales s’allongent et se font une place au travers des organes, une sorte de tunnel qui rejoint l’oesophage et rentre dans la gorge par le chemin inverse de celui que les pénis prennent habituellement lors des fellations. Comme tu peux le voir maintenant ».

A ces mots l’homme mutant enfonça plus loin son pénis et celui-ci sortait et rentrait de la bouche de la femme comme une murène. Koko le pris dans sa bouche et le suça en regardant la femme mutante dans les yeux. Après quelques instants c’est elle qui fit un signe à l’homme mutant pour se reculer et leur laisser la possibilité de converser.

« Mais alors, comment fais tu pour respirer ? » « He bien par des branchies. »

Koko regarda sous les seins – qui étaient très beau au cas où vous l’aviez oublié – de la femme mutante et vit trois fentes, comme des longs vagins qui s’ouvraient et se refermaient. Elle les toucha et la femme mutante frissonna de plaisir.
« Tes branchies sont aussi des vagins ? » demanda Koko.
« Tu commences à comprendre, dit la femme mutante, en plus, les particules de Krause, qui sont présentes en nombre limités sur vos zones érogènes, à vous, les non mutants, nous, nous pouvons décider d’en avoir autant qu’on veut et où on veut. J’en ai mis plein dur mes branchies et tout le long de mon tunnel vaginal. »

En disant cela, elle se mis à trembler de tout son corps comme un moteur qui s’emballe et jouit en un brouhaha tonitruant. L’homme aussi jouit et le sperme éclata de la bouche de la femme sur le visage de Koko Karen.
Une seconde après les mutants étaient habillés et face à KK.

« Au revoir Koko Karen, nous viendrons te visiter parfois, mais surtout, reste fidèle à ce que tu es. » Et ils disparurent.
« Merde se dit Koko Karen, pour une fois que je vis quelque chose d’intéressant. »

Lien vers la version musicale:

 

Quai 21 (mis en musique par HYGIENE)

21 Avr

Le très long quai 21 de la gare du midi est protégé de la pluie par un préau. En été c’est dommage parce qu’on ne profite pas du soleil. Les gens, par manque de folie, ont tendance à s’agglutiner aux alentours des escalators en attendant leurs trains.
La veille de ce jour ensoleillé sur le quai 21 de la gare du midi, j’avais bu beaucoup d’alcool. Le fait d’avoir bu beaucoup d’alcool avait eu pour effet de dérégler mon sens de l’humour. Par exemple, j’avais fait semblant d’être mort pour rire et cela avait beaucoup énervé mes amis qui s’étaient fait du souci pour moi, même si j’avais arrêté la blague avant qu’ils aient eu le temps d’avoir les secours en ligne. Ensuite, j’ai du vraiment perdre le contrôle de moi même et je me suis plus ou moins endormi après avoir beaucoup vomi. J’avais conscience de ce qui se passait autour de moi mais je n’avais pas envie de m’en mêler. Je les avais entendu appeler mon ami Jean pour lui demander de s’occuper de moi et de m’héberger. J’ai été transporté jusqu’à une voiture, puis conduit chez Jean. Je pense qu’ils étaient encore fâchés parce qu’ils s’étaient contenté de m’allonger sur le trottoir devant la porte de Jean après avoir sonné et puis ils étaient partis avant que Jean ne m’ouvre. Enfin, je pense que c’est ce qui s’est passé. Après, je ne me souviens pas, j’ai du m’endormir vraiment.

Le lendemain, je m’étais réveillé, et après avoir pris une douche, je m’étais senti bien. Une légère migraine, mais à cet âge là (j’avais dix-neuf ans), les gueules de bois sont très supportables, et même, parfois, agréable. Mes vêtements n’avaient pas l’air d’avoir été en contact avec mon vomi et ne sentaient que l’alcool et la cigarette. Je me suis mis à marcher vers la gare du midi pour rentrer chez ma mère. Le temps était splendide et j’étais vraiment très heureux. A l’époque, je n’avais pas encore de smartphone et je m’intéressais plus à ce qui se passait autour de moi. Je regardais les vieilles ramasser les crottes de leurs chiens, les enfants arabes qui couraient après des balles de foot, un couple d’amoureux dans l’herbe qui se caressaient les organes sexuels sous leurs manteaux, etc. Je n’écoutais pas de musique non plus, et donc le son des trams, les bruits de pneus et de moteurs, les enfants arabes qui gueulaient en courant après leurs balles, etc. emplissait mes oreilles. J’avais vraiment l’impression de faire partie de cette ville.

Arrivé au quai 21 de la gare du midi, j’avais marché tout au bout pour me coucher sur le sol dallé empli de soleil. Le train mettrait vingt minutes à arriver et je me sentais bien, comme un chat.
Dans ma vision périphérique, une métisse s’approchait de moi. Son look disait beaucoup sur elle ; elle écoutait de la musique indépendante, regardait des films indépendants, était probablement végétarienne, cultivait son agenda de vernissages, d’expositions et de home parties où se retrouvait la future intelligentsia bruxelloise. Elle avait aussi une jolie coupe afro et des fesses rebondies accompagnée d’un petit ventre rond comme les métisses brésiliennes. Ma vision périphérique ne me

permettait pas, à ce moment là, d’analyser sa poitrine. Elle prenait des photos avec un appareil argentique, et, essayant d’être discrète, en a pris une de moi.
Enfin, le train était arrivé et j’étais monté dedans. La photographe avait emprunté la même porte et s’était assise à ma hauteur mais dans la rangée de siège parallèle à la mienne. Elle lisait un gros livre qui avait l’air compliqué. Cela rajoutait à son ethos de fille culturelle et me plaisait beaucoup. C’est quelques minutes avant d’arriver à la gare que j’ai décidé de lui parler. Je lui ai demandé ce qu’elle lisait, elle m’a parlé de ses études de cinéma, je lui ai dit des choses culturelles que je savais sur le cinéma et puis, alors que le train allait arriver à mon arrêt, je lui ai demandé son numéro pour continuer la conversation plus tard.

Nous avons décidé de nous revoir le lendemain, et je lui ai donné rendez-vous au café où j’avais mes habitudes.
Une heure avant son arrivée, j’étais venu en préparation avec un ami. Je n’avais pas l’habitude de ce genre de rendez-vous et j’étais très nerveux. L’alcool, j’avais décidé, m’aiderait à surmonter mon trac.

Finalement le rendez-vous s’était bien passé mais j’avais quand même été très nerveux malgré les deux bières d’abbaye que j’avais bu dans l’espoir de ne pas être très nerveux. Sur l’heure et demie que nous avions passé à discuter, j’avais eu le temps de fumer presque l’entièreté d’un paquet de cigarettes Camel alors qu’elle était non fumeuse, et j’avais déchiqueté un certain nombre de sous- verres en carton qui formaient une mer de confetti sur la table. Malgré tout, et même si je n’avais pas assez d’expérience pour déceler les signes de body language dont parlent les magazines avec précision, je sentais que je lui plaisais. Il était tard et je n’avais plus de métro pour rentrer chez moi alors elle m’avait proposé, comme je l’espérais, de me laisser dormir chez elle. La marche du retour s’était bien passée. C’était un peu long mais j’étais parvenu à ne pas tomber à court de sujets de conversation et à ne pas perdre son intérêt. Pendant qu’elle marchait, j’observais son corps. Elle portait un petit short en jeans très court et avait vraiment des grosses fesses, mais belles, et, il me semblait, fermes. Le reste de son corps était assez menu et semblait ferme lui aussi. J’aimais aussi beaucoup ses grands cheveux crépus et ses lèvres africaines.

Arrivés chez elle, elle m’avait proposé à manger mais je n’avais pas envie de manger alors nous étions allé dans sa chambre. Elle m’avait poliment offert de m’installer dans son lit et s’était mise à se déshabiller. C’est à ce moment là que je me suis fait la réflexion que le risque de me faire rejeter était minime si je me montrais entreprenant. Alors, je l’avais saisie par la taille après qu’elle ait ôté son t shirt et j’avais posé ma bouche contre ses lèvres africaines ainsi que ma main sur ses seins. Ce premier contact était très agréable. Il faisait noir et je sentais ses côtes à travers sa peau nue, j’aimais parcourir son corps très sec et aboutir aux endroits plus graisseux ; seins, fesses. Ses fesses, après lui avoir ôté son short, étaient fermes comme je m’y attendais, et j’en étais très satisfait. Elle a

ensuite enlevé mes vêtements et a très vite posé ses mains sur mon pénis. Elle avait de petites mains fines comme la plupart des filles et j’aimais le contact de ces petites mains délicates sur quelque chose d’aussi vulgaire qu’une bite. Cela m’excitait beaucoup. Ensuite, elle avait pris mon pénis dans sa bouche pour me faire une fellation. Je voyais ses lèvres épaisses aller d’avant en arrière et tapisser mon pénis de salive et cela aussi me plaisait beaucoup. Pendant qu’elle me faisait une fellation, et pour accentuer mon excitation sexuelle, je touchais ses grands cheveux. Enfin, je me suis dit qu’il ne fallait pas exagérer parce que je risquais de jouir avec toute cette excitation sexuelle et je voulais aussi coucher avec elle pour de vrai.

C’est elle qui avait choisi la position de la levrette pour commencer l’acte sexeul. Elle m’avait pratiquement mis devant le fait accompli en se mettant à quatre pattes sur son lit et en faisant des mouvements ronds avec ses fesses pour m’exciter sexuellement. Je m’étais mis en position, à genoux entre ses jambes repliées et après avoir enfilé un préservatif, j’avais perdu mon érection. J’étais honteux. Elle avait essayé de m’exciter sexuellement pendant quelques temps puis m’avait dit qu’elle était fatiguée et qu’elle devait se réveiller tôt le lendemain.

Heureusement, quelques temps après, par un phénomène de psychologie inversée, la pression étant retombée, le sang avait afflué à mon pénis et il était à nouveau prêt à une activité sexuelle.
J’avais alors remis un préservatif, elle s’était remise à quatre pattes, je m’étais, ensuite, repositionné à genoux entre ses jambes repliées et avait inséré mon pénis dans son vagin.

Je ne suis pas toujours amateur de levrette parce qu’il n’est pas rare que le rapport de taille joue en la défaveur d’une activité sexuelle agréable. Souvent, je suis forcé à me recroqueviller ou à mettre trop de tension musculaire sur une jambe ce qui m’empêche de me concentrer totalement sur l’acte sexuel et ne me permet pas de ressentir de plaisir. Cette fois là, le rapport de taille ainsi que l’inclinaison de son bassin était absolument optimal et la position de la levrette avait été très concluante. Je lui avais donné des fessées parce que ses grosses fesses m’en donnaient très envie et j’avais farfouillé dans ses cheveux qui m’excitaient vraiment beaucoup. A cette époque là je n’aurais pas encore osé toucher son anus et maintenant je le regrette. Nous avions tous les deux eu un orgasme et elle avait eu l’air très contente. J’ai très peu dormi après mon orgasme parce que je ne pouvais pas m’arrêter de la toucher, de mettre le plus possible de ma peau en contact avec la sienne. De palper les zones graisseuses de son corps et de farfouiller dans ses cheveux.

J’en suis tombé amoureux parce que c’était mon premier coup d’un soir mais je ne savais pas encore y faire avec les filles alors je l’ai fait fuir en la harcelant pour la revoir.

 

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Maxime est un con

21 Avr

Maxime est un con. L’autre jour Maxime a encore fait chié son petit monde en racontant à qui voulait l’entendre que les pédés c’est dégueu et que lui il aime pas ça et que d’ailleurs faut pas qu’ils s’avisent de le toucher parce que du moment qu’ils font ça chez eux ça va mais que y a des limites à pas dépasser et que faut pas lui parler de l’adoption parce que ça vraiment c’est un signe que le monde pète un plomb et qu’il dit pas que c’est une maladie mais que quand même c’est peut être plus une question d’éducation, fin il est pas psy mais bon.
Nous, ses potes on a décidé de lui jouer un vilain petit tour. On a décidé que Maxime, ses logorrhées intolérantes et franchement bas de plafond, on en a eu notre dose et qu’il fallait faire quelque chose. La philosophie derrière notre farce est un peu bancale et faut bien l’avouer, juste une excuse pour nous marrer au dépend de notre copain con. On s’est dit qu’on allait le confronter à ses démons pour éveiller en lui une auto critique et peut être, soyons rêveur, lui révéler une homosexualité latente qui allait l’épanouir et le libérer de son état de con.
L’idée est assez simple, et comme beaucoup d’idées elle ne nécessitait rien d’autre qu’un ordinateur et une connexion internet.
Alors allons y ! http://www.meetabear.com est un site de rencontre pour les bears qui aiment les bears. Les bears pour ceux qui ne le savent pas sont ces hommes qui rejettent la construction sociale du garçon gay efféminé et métrosexuel et trouvent leurs réconforts dans les gros bras et sur les grosses poitrines velues de montagnes humaines 100% naturelles. Avec ses poils sur les épaules et son corps sculpté par une addiction malsaine au sport, notre con correspond parfaitement au profil du bear. Quelle aubaine on s’est dit !
Trouver une photo de el con torse nu n’a pas été difficile. Sur facebook, notre tête de con a, bien sûr, pris soin de poster tout ce qu’il avait de photos de lui vêtu de ses muscles sur quelques plages ou bords de rivières. On en a choisi une bien. Une belle photo de Maxi con courant demi nu dans les bois. Sur la photo, tous les muscles sont en actions, on sent l’activité des veines qui pompent le sang pour irriguer toute cette masse masculine et homo-érotique. Il est vêtu d’un short en matière pyjama-bébé et de chaussures de sport. Rien d’autre. Tout son corps de gros chimpanzé sera bientôt offert au regard des centaines de visiteurs avides de meetabear.com.
Après il a fallu écrire la description. Là, pas la peine de faire dans la dentelle.
«AlphaMax89, 27 ans, aime le sport et les grosses bites.
Si tu aimes courir en forêt et donner des gros coups de queue dans un cul bien ferme et musclé, si tu aimes entendre un mâle grogner en l’agrippant par les poils scapulaires, si tu aimes te sentir animal et que tu n’as pas peur de libérer l’ours qui sommeille en toi, contacte moi en mp et je t’en dirai plus

sur mon fantasme ».
Il n’a pas fallu attendre longtemps.
Sur la dizaine de messages reçus il a été difficile de sélectionner. On pouvait dire qu’on était content du spécimen qu’on avait fini par choisir. C’était une splendide bête. Un bœuf de 130 kilos, le genre à fendre des noix de coco à main nue. Ce n’était pas des poils mais du crin qu’il avait sur tout le corps. Sa grosse barbe noire accentuait la rudesse de son visage dur et de ses petits yeux cruels. Il était parfait ! La montagne de Game of Thrones avec la pillosité de Demis Roussos.
Voici ce que « Olafdanstaface76, 40 ans, Ancien des forces spéciales, maintenant prof de krav maga. J’aime le sexe rough et la lutte gréco romaine. Trop sensible s’abstenir » nous a écrit.
« Salut Max,
Sympa ta photo. Tu es direct et j’aime ça. Quand j’étais aux FS on disait toujours « un mec droit te fera jamais des coups dans le dos ». Moi par contre je suis prêts à t’en faire 😉 hehe. Ci-joint tu trouveras une photo de ma bite. J’espère qu’elle sera à ton goût et que tu me laisseras buriner ton joli cul ».

Sa bite était énorme. Monstrueuse. Le genre de queue qu’on ne voit que dans le porno. A ce moment là on a failli faire machine arrière. Mais non, l’épanouissement de Max le con était peut être en jeu après tout.

« Hey !
Je dois dire que tes photos sont assez sexy aussi. Quel plaisir de voir que les proportions sont respectées à tous les niveaux ! 😉 On pourrait peut être se rencontrer. Mais je te préviens je cherche rien d’autre que du physique. Et quand je dis physique je dis physique. Je veux du rodéo moi si tu vois ce que je veux dire. T’es ouvert sur des trucs un peu kinky » ?

Olafdanstaface76 devait scruter notre réponse parce que la sienne est venue ultra rapidement.

« Décidément tu me plais bonhomme.
Bien sur que j’aime le kinky. Je pensais que c’était assez évident 😉 Je suis tout ouï (et excité), dis moi tout »

« Alors voilà, j’ai un fantasme mais ça a déjà fait flipper pas mal de mecs. Ce qui me plairait c’est que tu viennes chez moi et que tu me baises. Moi je ferai le mec qui comprend pas (c’est important pour mon fantasme que ça ait l’air réaliste). Je ferai vraiment vraiment le mec qui pige rien du tout à la situation. Dans l’excitation je te foutrai peut être même un coup de poing quand tu commenceras

vraiment à te jeter sur moi. Faut que tu ouvres cette porte et que tu te serves direct de mon cul. Au plus je dirai non, au plus je me débattrai, au plus je veux que tu m’encules fort. Que tu me craches dessus et me baises sévèrement. Tu aimes le rough , ce sera rough. Faudra que tu me cognes pour pouvoir me baiser. Genre le trip viol de taulards. Je comprends si tu veux pas et que ça te fait peur mais voilà ce que je recherche. »

Inutile de dire que Olafdanstaface76 a été très intéressé par le fantasme de Max. On lui a donné l’adresse et rendez-vous au lendemain. Excités comme si on arrangeait notre première date à nous. On a jamais su après ce qui s’était réellement passé entre Olafdanstaface76 et Max mais s’il n’avait pas l’air plus épanoui, il n’a plus jamais été intolérant par la suite.

La mer (mis en musique par Hygiène)

21 Avr

Elle était allongée sur le sable comme un biscuit doré. J’aime les formes que prennent les poitrines des femmes. J’aime les voir pointer en oblique sous un fin chemisier, je les aime aplatis sous une robe serrante, j’aime les voir fermes et denses sous une douche froide en été et je les aime maintenant, reposés et débordant sur les côtes saillantes de Sandrine.

J’ai la tête posée sur son ventre plat et elle me caresse paresseusement les cheveux. Je lui embrasse furtivement le téton. Les tétons, quand on les embrasse, réagissent comme des petits mollusques roses au passage de la vague. J’aime cette micro réaction biospontanée. Nous sommes bien. Il semble que tout prenne un rythme différent à la plage, qu’une sorte d’hypnose des élément engourdit les corps de ceux qui s’abandonnent dans ces étendues immenses de sable, de ciel et d’eau. Que, confrontés aux éléments, les gens presque nus se rendent compte de l’intensité de leur propre corporéité. Il y avait, bien évidemment, des gosses qui braillaient et des bouffeurs de chips aux maillots chamarrés mais j’étais bien et je me laissais aller à ces projections new-age sans scrupules.

Son corps m’attire et avec moi tous les rayons du soleil. La pellicule d’eau s’évapore à la surface de sa peau et l’envie me prend d’aller me baigner. Je la laisse marcher devant pour profiter de la vue de la courbe changeante de son cul à chaque pas. Nous courrons les derniers mètres comme dans une pub pour du yaourt et ressentons le coup de fouet de la mer qui nous prend, la fraicheur de l’eau et le changement d’environnement. Je la prend dans mes bras et j’aime cette poitrine ferme contre mon torse. Ses jambes s’enroulent contre moi et en l’embrassant j’observe les mèches de ses cheveux collés à sa nuque. Nous relâchons quelques fois l’étreinte et toujours le rythme des vagues la ramène à moi. A force je ne veux plus la lâcher, sur la pointe des pieds j’essaye de garder l’équilibre. Sur la pointe des pieds je recule pour m’assurer une position solide. Je la serre fort contre mon corps de sorte à avoir un maximum d’elle en contact avec moi. Intimes et exhibitionnistes nous faisons l’amour dissimulés par la mer au milieu de la foule des baigneurs. Il faut être discret et ses cris étouffés n’existent que pour moi. Sa bouche collée à mon oreille me manifeste son bonheur à chaque vague tandis qu’au loin un chien aboie en écho à nos amours. Sous l’eau, je me dissous en elle et elle exalte. Je l’embrasse encore puis lâche l’étreinte, heureux de la voir flotter, dans ces secondes océaniques qui suivent l’orgasme.

La mort (mis en musique par HYGIENE)

21 Avr

Je n’avais pas spécialement envie de lire mais je m’ennuyais et j’avais envie de voir des gens. Donc je me suis mis dans un bar et j’ai ouvert un livre pour me donner une contenance.
J’en étais à ma troisième bière lorsqu’une nana aux cheveux noirs est venue s’asseoir en face de moi. En relevant les yeux je me suis aperçu que la gonzesse était vraiment canon. Bandante et distinguée. Elégante. Comme une effeuilleuse en week end. Fringuée avec goût. Avec des petits nichons menus qui pointaient vers moi. Elle me regardait de ses très grands yeux noirs.

-C’est bien ce que tu lis?

C’était un Bukowski alors j’ai répondu que oui. Ensuite il y a eu un blanc et elle me regardait toujours. En souriant. Rien n’avait changé.

-Tu bois quoi? J’ai demandé.

Elle a tourné la tête avec l’air amusé. Un garçon s’est pointé avec deux grandes pintes de bières mousseuses. Elle a payé le garçon.

-Tchin! Elle a dit. -A la tienne!

Elle a vidé la moitié de son verre puis elle a allumé une menthol extra fine. Elle la faisait rouler sur ses lèvres en la tapissant de rouge. Moi je cherchais un truc à dire. Personne n’avait l’air de s’intéresser à ce qui se passait à notre table. Finalement comme je ne trouvais toujours rien à dire j’ai allumé une cigarette moi aussi. Là elle m’a demandé « comment tu t’appelles »? Je lui ai dit mon nom et demandé le sien. Elle s’appelait Louise.

-« C’est un joli nom » j’ai remarqué.

A cela elle a m’expiré sa fumée au visage avec un grand sourire. J’étais perplexe, incapable de décider si cette fille se foutait de ma gueule.

A chaque fois que j’arrivais à la fin de ma bière elle faisait un signe au garçon qui en amenait deux autres. Elle les buvait plus vite que moi. A la fin de sa cinquième bière et à la moitié de la mienne elle a dit « on y va ». Elle n’avait pas vraiment dit ça comme un ordre et pourtant je n’avais rien à

dire. C’était comme si elle avait dit « j’y vais ». -« Où ça »?
Elle a sourit et s’est levée. Je l’ai suivie

En chemin elle s’était collée à mon bras et on avait traversé un grand parc. Un parc que je ne connaissais pas. Avec des saules pleureurs et des canards. Il y avait même des feuilles mortes, par terre. Mais pas du genre bouillie d’humus. Des feuilles propres. Qui étaient mortes dignement et qui étaient tombée sur d’autres feuilles avec mollesse. Sans s’abimer. Il y avait des oies aussi.

J’avais décidé d’attendre d’être arrivé chez elle pour l’embrasser. C’est elle qui m’embrassa. Sur le palier. Ses ongles se sont enfoncés dans mes joues et sa langue froide et baveuse dans ma bouche. Elle m’avait serré comme une mère son enfant qui vient d’échapper à la mort.

Puis elle m’avait entraîné chez elle.

Nous nous sommes allongé et elle s’est déshabillée. Elle a ouvert les jambes et a guidé ma main. J’ai enfoncé un doigt, puis deux. Elle frissonnait. Puis trois, elle frissonnait plus fort. Ca faisait comme ces cadavres auxquels on envoie des influx électriques, des charges à 220 volts au bout de mes doigts. Je me suis mis à lui travailler les tétons, les coinçant entre mes dents du bout de la langue. Tournant mes doigts dans sa chatte, etc.

Je m’étais mis à attaquer le trou du cul avec mon pouce quand elle m’a repoussé sur le dos. Elle m’enjamba et à guida ma queue en elle. Déterminée à faire l’amour. A le faire à sa façon.

A peine dedans j’ai joui comme un puceau. J’étais embarrassé comme jamais. Le pire c’est que ça n’avait même pas l’air de la déranger. Elle ondulait encore du bassin bien après que mon truc ait perdu de sa superbe. Quand elle m’a sorti elle a quitté le lit. Je me suis endormi très vite après.

Le lendemain matin je l’entendais s’activer dans la cuisine. Je ne sais pas si elle a dormi dans le lit. Moi je n’arrivais pas à en sortir. Elle faisait tout un tas de truc dans la cuisine pendant que je restais là comme un tas. Végétatif. Assistant à la reddition de mes forces. Impuissant. Seuls les muscles de mon visage semblaient fonctionner. C’était comme si on avait greffé une tête sur un corps mort.

Soudain je me suis mis à chier, sans le sentir venir. En quinze secondes j’avais rempli les draps blancs de merde. J’avais tellement honte que je m’étais mis à pleurer à gros bouillon. Comme un enfant.

Louise qui avait du m’entendre débarqua à ce moment là avec le plateau de bouffe qu’elle posa au pied du lit. J’attendais sa réaction terrifié, la gorge nouée et les joues trempées.

-« Mais aloooors? On a fait un gros popo? Hou le vilain petit cochon »!

Elle avait presque l’air heureuse. Après s’être éclipsée cinq minutes elle était revenue chargée de matos. Elle s’était occupé de ma merde en chantonnant, me roulant sur le bord du lit pour me nettoyer les fesses avec des lingettes qui sentaient bon. Ca m’avait tout de suite apaisé. Elle posa un baisé sur une de mes fesses et m’enfila un genre de lange dans lequel je me sentais bien. Elle m’avait même mis du talc sur le cul. Ensuite, après avoir mis les draps à la machine à laver, elle s’était assise sur le lit et m’avait nourri avec une cuillère. Elle récupérait ce qui tombait de ma bouche pour l’y remettre en faisant « haaaaa ».

Moi j’étais trop con pour trouver un truc à dire puis, finalement, je me suis habitué à la situation. Au début cela me gênait d’être dépendant de cette femme et de me chier dessus devant elle. Mais à la longue je m’étais convaincu de son amour sans borne pour moi. Je le voyais dans le fond de son regard et ça me rassurait, pour être tout à fait sincère je ne voulais jamais la quitter. La seule chose qui m’emmerdait c’est de ne pas pouvoir la baiser. Je dormais toutes les nuits auprès d’elle. Je pouvais admirer sa poitrine nue se lever et se baisser paisiblement comme un tissus délicat remué par un vent léger. Quand elle dormait, une de ses mèches noires barrant son visage laiteux, sa bouche entr’ouverte semblait fixée dans un léger sourire. Les poils qu’elle avait à la chatte étaient doux et glissant comme une laine imperméable. Une fois j’avais touché. Mon cœur battait très fort et au moment où je m’apprêtais à entrer mon doigt en elle elle avait fait mine de se réveiller. Je fus pétrifié. C’était mal et pendant une longue période j’avais été mort de honte sans pouvoir me l’expliquer. Après tout depuis cette nuit là elle m’avait gardé avec elle et nous continuions à dormir nus. Rien ne m’interdisait de la toucher mais je sentais que ce temps là était fini. Que ce n’était plus pour moi.

Un soir je l’entendis au salon avec un type. Elle avait ramené un autre homme ! Je ne l’en aurais jamais cru capable. La trahison que cela représentait m’avait frappé à la gorge et je m’étais mis à pleurer avec désespoir. Je pleurais et pleurais mais elle ne venait jamais. Incrédule je m’étais finalement tu pour mieux écouter. Je n’arrivais pas à le croire. Elle ne venait pas. Elle ne m’avait jamais abandonné avant. Pour la première fois j’avais senti une faille dans son amour. Quelque chose s’était brisé à jamais.

Ils buvaient et rigolaient fort. Je ne savais toujours pas quoi faire à part pleurer. Maintenant ils

s’étaient mis à baiser dans la pièce d’à côté. J’entendais le mec s’activer. Des bruits de batteuses qui claquait le cul de Louise. Des Mmmghhnnn, des Houuuu, des sllrrppp, etc. Ils baisaient et je ne pouvais pas lever le petit doigt. Heureusement mon supplice ne dura pas longtemps. L’orgasme de l’usurpateur retentit dans la pièce et puis tout fut silencieux pendant de longues secondes. J’avais envie de me tuer.

Enfin Louise était arrivée. Mais je ne voulais plus la voir et je détournai la tête. Elle portait une robe de chambre de soie et je la désirais. Je détestais la désirer. Mon envie de me tuer s’était intensifiée et je ne pouvais toujours pas m’arrêter de pleurer.

Pleine de douceur elle s’était assise sur le lit près de moi et m’avait caressé le front dans l’espoir sans doute de m’apaiser. Elle m’avait essuyé les yeux avec le manche de sa robe de chambre et m’avait couvert de baisers. Enfin elle a prononcé ces mots terribles.

« Ne pleures pas mon cœur ! Tu vas avoir un petit frère » !

 

 

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